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Tamala: Un village à l’écoute de la météo
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Tamala: Un village à l’écoute de la météo | Tamala: Un village à l’écoute de la météo |
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| Written by Soumaila T. DIARRA | |
| Wednesday, 16 September 2009 | |
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By Soumaila T. DIARRA, L'aube, Bamako (in french) Sep 17 - A Tamala, village situé à près de 4 km de la petite ville de Ouélessebougou dans la région de Koulikoro, les paysans guettent quotidiennement les informations météorologiques. Dans un contexte d’insécurité climatique, les nouvelles du temps sont devenues le repère de leur calendrier agricole. « Les bulletins météo me rendent parfois service. Lorsqu’on annonce des pluies par exemple, je ne désherbe pas mon champ car les herbes fauchées peuvent ne pas mourir si elles sont arrosées aussitôt», commente Adama Samaké, un paysan de Tamala. Selon ce cultivateur, les paysans ont fortement besoin d’une assistance météorologique car les saisons de pluie ne démarrent plus en mai.Déjà, un programme officiel existe en la matière. « Les paysans sont formés à l’utilisation des informations météorologiques. Les saisons de pluie sont maintenant très tardives et courtes, mais en écoutant les bulletins de la météo, les paysans savent quand il faut commencer à semer et quelle variété est adaptée», explique Daouda Zan Diarra, responsable du programme d’assistance météorologique du Mali. Les prévisions météorologiques quotidiennes permettent aux exploitants de mieux conduire d’une manière efficace les activités journalières, notamment l’épandage d’engrais, le traitement phytosanitaire, l’entretien des champs (sarclage,démariage,etc.), la récolte et le stockage des productions. Dans le cadre de la production alimentaire, on tient compte de la planification de la saison agricole pour une exploitation rationnelle des ressources à travers le choix des espèces et des variétés, des sites appropriés. Ainsi, le mil, le sorgho et le maïs sont conseillés dans les zones basses ou hautes en cas de mauvaise ou de bonne pluviométrie prévue. Il y a aussi l’analyse climatologique et l’évaluation des ressources agro climatiques (pluviométrie, début, fin et longueur moyens de la saison, etc.). La prévision saisonnière élaborée en avril/mai et mise à jour en juin, permet dès le début de la saison de faire des choix stratégiques en fonction des résultats de cette prévision. Les informations annoncées concernent essentiellement: le calendrier prévisionnel de semis qui permet de conseiller aux paysans de semer sur la base d’un seuil pluviométrique, et d’une variété de cultures données. Les paysans, étant formés dans leur langue locale aux techniques d’observations sur les cultures et sur la pluviométrie et à l’utilisation du calendrier prévisionnel de semis, peuvent eux-mêmes décider de semer ou pas. La demande par les paysans de prévisions météorologiques quotidiennes de plus en plus localisées est très forte. Ces informations sont utilisées aussi bien par les femmes dans les activités ménagères et artisanales (teinture, séchage) que dans les parcelles familiales ou collectives, car elles contribuent à l’amélioration du revenu. « Les prévisions météorologiques peuvent nous rendre service sur d’autres plans. Quand je mène une activité pour laquelle j’ai besoin de soleil comme la teinture ou le séchage d’aliment, je dois tenir compte des prévisions du temps », estime Sali Samaké, une ménagère de Tamala. La prévision saisonnière de juillet, août, septembre n’est pas directement exploitée par les paysans mais par les professionnels de la météorologie, pour réajuster le calendrier prévisionnel en fonction du démarrage de la saison. Les résultats de cette prévision sont toujours très attendus par le monde rural. Cependant, elle est inutilisable dans sa forme actuelle de présentation, d’une part, et, d’autre part, elle ne répond pas suffisamment aux préoccupations majeures des paysans, à savoir le début, la fin, la longueur de la saison, les quantités totales de pluies, leur répartition et les épisodes de sécheresse. Aussi, pour être applicable par les paysans, une stratégie d’adaptation à leurs besoins réels et de transfert de la prévision saisonnière est indispensable. Les avis et conseils ainsi élaborés sont diffusés par la radio nationale plusieurs fois et par les radios de proximité. RésultatsLes avantages socio-économiques de l’application des informations et avis agro météorologiques dépendent en grande partie de la qualité de l’information élaborée, de sa diffusion en temps réel et de son utilisation correcte par les exploitants agricoles. « L’assistance météorologique améliore la rentabilité de nos champs lorsque nous suivons bien les conseils donnés », reconnaît Adama Samaké. Les résultats de plusieurs années d’expérience au Mali ont montré que l’application pratique des informations agro météorologiques convenablement diffusées sous forme d ’avis et conseils auprès des paysans permet une augmentation des rendements de 20 à 25% du mil, du sorgho et du maïs.Des milliers de paysans et d’agents d’encadrement, y compris les femmes, ont été formés sur les techniques agro météorologiques dans des centaines de villages et dans les langues nationales. Les résultats obtenus ont suscité beaucoup d’intérêt aussi bien chez les paysans que chez les autorités nationales. Les demandes d’informations de plus en plus précises, de formation et de pluviomètres (considérés par certains comme intrants agricoles) se sont accrues. Cependant, l’insuffisance des moyens de transmission et d’observation des données constitue une limitation à l’application des avis et conseils agro météorologiques. ORIGINAL ARTICLE: L'aube has no website |


